Mon nom est Hadriana Longspirit,
et bien que je ne sois âgée que de 20 printemps, je suis une prêtresse de la lumière. J'ai grandit dans la forêt d'Elwin, mais depuis que j'ai été ordonnée prêtresse, je n'ai eu de cesse de
voyager partout ou mes soins pouvaient aider les autres. Toutefois il y a peu, j'ai décidé de me retirer du monde. Aujourd'hui, je vis dans un lieu sauvage et reculé, dont la beauté n'a d'égal
que la tranquillité. Ceci est mon journal, j'ai décider d'y conter
mes aventures, mes rêves et mes pensées.
Aujourd'hui j'ai retrouvé la copie
d'une lettre que j'avais envoyé il y a déjà quelques temps à Anetta, mon amie et confidente durant mon enfance à Northshire.
Chère
Anetta, Bien
du temps a passé depuis mon départ de Northshire, mais je ne trouve que maintenant le courage de t'écrire. J'ai appris beaucoup durant ces années loin de vous, mais je n'ai pas oublié mon enfance
passée parmi vous, ni l'amitié qui nous uni. Transmet également mes humbles excuses à frère Neals pour avoir si peu manifesté ma reconnaissance envers ses bienfaits. Je joins
àcette lettre le récit de mes aventures depuis notre dernière entrevue... A
bientôt mon amie.
Lorsque j'ai accepté de suivre le vieux Vordan dans ses aventures, je pensais qu'il s'agissait là d'un simple jeu, une randonnée comme une autre. Mais alors que
j'avais encore la naïve innocence de l'enfance, Vordan était au crépuscule de ses jours et je pense qu'il craignait de partir sans laisser de trace de son passage en ce monde. Mais dans son
empressement à bien faire, il s'est attaqué à plus fort que lui. Je n'ai pu que fuir face à la horde de murlocs qu'il avait tenté d'affronter, les jambes du pauvre Vordan n'avaient
malheureusement plus la vigueur de la jeunesse, et il est mort dévoré par les cruelles créatures. Je n'ai rien pu faire. Je ne me suis jamais pardonné sa mort, si seulement je n'avais pas été
aussi faible. . . J'ai alors pensé rentrer à l'abbaye, mais au fond de moi je savais que ce n'étais pas là la vie que je souhaitais, ni le destin qui m'était
réservé.J'ai pourtant aimé tout le temps passé à lire auprès de frère Paxton, mais ces récits ont toujours éveillé en moi des
envies d'aventure, je voulais découvrir le monde, et on me promettait une vie cloîtrée dans une vallée minuscule. Je suis donc retournée à Goldshire, pour méditer sur le sort de Vordan et ce que
l'avenir me réservait. C'est là que j'ai rencontré Hardenn. Hardenn a grandit à mes côtés à l'abbaye, seulement sa force et sa sagesse venaient de lui valoir l'honeur d'être nommé paladin. A ce titre, il avait pour mission
de parcourir le monde afin de gagner en expérience tout en répandant lajustice de la lumière. Je l'admirais tellement que je n'ai su que répondre lorsqu'il m'a proposée de l'accompagner. J'ai passé la nuit suivante à
réfléchir puis, à la lueur des étoiles, minuscules bijoux mettant si bien la lune en valeur, je me suis finalement décidée, peut être que malgré ma faiblesse je serais un jour utile à Hardenn.
J'ai donc été voir la prêtresse Josetta, qui m'a généreusement fait partager son savoir. J'avais décidé de ne plus être un fardeau, je ne laisserais plus jamais quelqu'un mourir devant
moi. Le lendemain, j'ai suivit Hardenn, et par la même occasion
rejoint sa guilde: l'Ordre des Lamelunes, qui protège les faibles, et aide les jeunes aventuriers à se former. Ensembles, nous avons terrassé bien des monstres et fait de notre mieux pour
servir l'alliance. Mais un jour arriva où nos routes ont du se séparer. Hardenn avait,en effet, une haine démesurée pour la horde, et cette haine lui dévorait l'esprit. Je l'ai vu se battre aux côtés de nos troupes en Arathi, j'ai
vu le plaisir malsain qu'il prenait à tuer ceux qui, s'ils ne sont pas nos frère, ne sont selon moi pas des monstres pour autant. Hardenn était aveuglé, il a refusé de me suivre lorsque j'ai
sentit que mon aide était nécessaire dans la jungle de Strangleronce., et je suis partie seule, vers ce que je pensais être mon destin. J'ai appris peu de temps après qu'Hardenn avait renoncé à
sa vie d'aventurier solitaire pour devenir simple soldat. Quand à moi, ma soif de connaissances m'a poussée à quitter l'Ordre, où j'avais déjà acquis tout le savoir qu'on avait à m'offrir. Ma
solitude n'a pourtant été que de courte durée, puisque les Wisdoms of Universes, m'ont bientôt proposé de rejoindre leurs rangs. Les membres de cette guilde étaient tous bien plus expérimentés
que moi, et reconnu dans toute l'alliance comme étant de grands combattants. Ils m'ont accueillie en me promettant de me faire partager tout leur savoir, pour que je sois rapidement leur égale.
Je jure d'avoir fait tout mon possible pour réussir à les suivre, J'ai réellement travaillé dur, seulement quand le moment est enfin venu de faire mes preuves, ceux qui avaient naguère été des
héros s'entre-déchiraient. Ils ont refusé de me laisser combattre à leur côtés et m'ont rejetée comme une enfant indisciplinée, après tous ces mois de patience et d'efforts... Je suis donc
partie, emportant ma tristesse, et perdant toute confiance en moi-même. J'ai rejoint d'autres guildes après cela, je suis même retournée
aider l'Ordre des Lamelunes, leur offrant mon expérience et mes découvertes sur notrs monde. Mais jamais plus je ne me suis sentie à ma place. Jusqu'à aujourd'hui du moins. Aujourd'hui est un grand jour pour
moi, je viens d'être admise parmi les Memento Mori. Ce sont des guerriers puissants, mais je pense être bientôt à la hauteur de leurs attentes, seul l'entraînement me fait défaut, car je n'ai
plus affronté le danger depuis bien longtemps. Ils semblent pourtant m'avoir déjà si bien intégrée eux, enfin on ne me traite plus en étrangère, enfin, peut être, j'ai trouvé mon
foyer.
Chère Anetta, au sortir de l'enfance, je redoutais la vie trop
morne qu'on m'offrais parmi vous, pourtant vous étiez mes amis, et l'abbaye mon foyer. Mais aujourd'hui je ne regrette rien, j'ai trouvé ma voie, je peux enfin servir l'alliance à ma façon, j'ai
enfin trouvé mon vrai foyer.
Ta soeur,
Hadriana.
Je me demande si elle a reçu ma
lettre, et si mes mots ont su être à la hauteur de mes expériences. j'avoue avoir versé quelques larmes à l'idée que je ne recevrais jamais de réponse à cette lettre, le prix à payer pour la vie
de nomade que je menais il y a peu et pour mon actuel isolement s'avère parfois élevé.
Je profite de cette belle journée ensoleillée pour vous parler du lieu où
j'ai élu domicile. La ferme du bout du monde, comme la nomment les rares
aventuriers qui en connaissent l'existence, est un lieu reculé ou le calme est roi. L'air marin qu'on respire ici est excellent pour la santé et, si le soleil brille la plupart du temps, ma
chaleur est toujours agréable sans jamais être étouffante. Et lorsque le vent d'ouest se lève, il souffle dans une caverne, et l'on croirait entendre un chant, sacré et
millénaire.
Bien que l'endroit était déjà désert lors de ma première
exploration, il s'y trouve quelques constructions qui, chose étonnante au vu de leur emplacement, s'avèrent être de style tauren.
Cette race a toujours eu mon
admiration pour sa nature pacifique malgré une force impressionnante. Les taurens ont une science bien à eux, aussi j'ignore encore comment cet endroit peut être aussi bien préservé alors que ses
habitants semblent l'avoir quitté depuis bien longtemps. Les constructions sont pourtant faites de bois, de cuir et de toile; on est très loin des solides pierres des cités humaines. pourtant les
canoës abandonnés ici, s'ils sont lourd hors de l'eau et quelques peu complexes à manoeuvrer pour quelqu'un d'inexpérimenté, n'ont encore jamais pris l'eau, ni même montré le moindre signe de
faiblesse. On peut en dire de même pour les enclos et je songe un peu plus chaque jour à y mettre quelques bêtes, cela m'offrirais peut être la compagnie dont je manque parfois sans mettre à mal la
solitude qui m'est actuellement nécessaire.
Aujourd’hui le vent souffle à la
ferme et tandis que les feuilles tourbillonnent autour de moi, je ressens comme une irrésistible envie de danser. Les sons de la nature se mêlent à
la musique des carillons à vent, me rappelant ma rencontre avec les trolls shatterspear. Il y a un village, niché entre les falaises qui bordent Sombrivage et Gangrebois, là où coule les chutes de la Vénéneuse. Il est possible de
l’atteindre via une rude escalade des montagnes de Winterspring et l’aide d’un sort de vol. Peu connus car retirés depuis longtemps, ces trolls forment l’unique tribu pacifique du monde connu.
Ces membres, bien qu’étant de bons guerriers, passent le plus clair de leur temps à danser et chanter.
L’image de ce village d’éternelle fête suffit à réjouir mon cœur, car même dans ces temps sombres, nul doute qu’ils continuent à festoyer. Il me semble que
j’entends la mélodie de leurs chants…